Vendredi 27 janvier 2012 5 27 /01 /Jan /2012 19:32

Un séisme de magnitude 5,2 sur l’échelle de Richter, dont l’épicentre se situe en Italie du Nord, a été ressenti aujourd'hui dans l’extrême sud-est de la France et jusqu’à Strasbourg, a-t-on appris auprès du bureau central sismologique français.
Selon le communiqué du BCSF, ce «séisme fort», qui s’est produit peu avant 16H00, a «été largement ressenti par la population sur plus d’une centaine de kilomètres autour de l’épicentre», situé dans la province de Parme (nord de l’Italie).
L’organisme a reçu sur son site internet (www.franceseisme.fr) quelque 90 témoignages provenant d’habitants de 38 communes des départements des Alpes-Maritimes, Corse-du-Sud, Haute-Corse, Bas-Rhin, Savoie, Var et Territoire-de-Belfort.
La secousse, à une profondeur de 60,8 km, a été ressentie fortement à Gênes (Ligurie), Turin, Bologne, et Milan, mais également en Toscane et en Vénétie, sans qu’aucun blessé, ni dégât matériel, n’ait été signalé. De nombreuses personnes sont descendues dans la rue après la séisme. Les standards des pompiers ont également été assaillis d’appels.
En Corse-du-Sud, le tremblement de terre n’a fait ni victimes, ni dégâts, a précisé la préfecture dans un communiqué.
«Le risque de répliques sismiques est très faible», a ajouté la préfecture, soulignant qu’"aucun risque de submersion maritime n’(était) à craindre».
Source DNA 27 janvier 2012

Par APAR
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Lundi 9 janvier 2012 1 09 /01 /Jan /2012 11:59

Sommaire :

Réseau / Anciens élèves Au lycée Couffignal de Strasbourg Camarades d’école,

Histoire / Strasbourg au MAMCS L’occulte, objet scientifique,

Strasbourg / Exposition insolite à la cathédrale Renaissance d’une grande crèche,

Société / Acquisition de la nationalité Parlez-vous français ?

Vallée de munster / Faune sauvage / Où l’on reparle du loup,

Horticulture / Démarche qualité / L’Étoile d’Alsace, au nom de la production locale,

Démographie / La France a dépassé le cap des 65 millions d’habitants depuis 2010,

France / Les derniers billets en francs encore échangeables sortent des armoires,

Assurances  / L’évolution des tarifs des assurances au 1er janvier - Assurances Auto, habitation, santé : augmentation assurée,

France / Infractions routières: sanctions pécuniaires et en points alourdies,

Bourse  / Bilan 2011 des entreprises alsaciennes cotées - Bourse Fortunes diverses,

Edition / Monographie de Thérèse Willer / Tout Tomi graphique,

Strasbourg / Le marché de Noël a connu une fréquentation «record» en 2011,

Crash du Mont Sainte-Odile / Un colloque pour commémorer le 20 e anniversaire,

Football Coupe de France, 32ème de finale / Le Racing éliminé,

Focus - Strasbourg / Foisonnement roumain.

 

Articles extraits des Dernières Nouvelles d’Alsace DNA

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Jeudi 22 décembre 2011 4 22 /12 /Déc /2011 17:34

Valentin Ciobotaru s’est découvert une passion pour les poêles en faïence après avoir dû abandonner la pratique du rugby. Un loisir qui exige un important savoir-faire et demande pas mal d’investissements en temps et en argent.

Il habite à Schwabwiller, tout près de Betschdorf, où il a, après un long périple, en quelque sorte retrouvé ses sources. « Je suis née en Roumanie et j’ai toujours connu les poêles en faïence. Là-bas, on chauffait uniquement avec ça », explique Valentin Ciobotaru qui travaille actuellement comme cariste chez Schaeffler France à Haguenau.

Contraint d’abandonner, pour raisons de santé, son sport favori, le rugby, il a commencé il y a quatre ans, à s’intéresser à la fabrication de ces poêles, les fameux kachelofe, surtout répandus en Allemagne du Sud, Autriche, Roumanie et bien sûr en Alsace.

 

« Je ne compte pas les heures et je mets chaque petite économie là-dedans. »

Et il a même pour ambition de créer, peut être dans un an, son entreprise, ce qui n’est pas une mince affaire pour des poêles mesurant de 1,20 à 2 m, voire plus. Chacun nécessite entre 50 et 140 carreaux sur lesquels il travaille pour confectionner ses modèles d’exposition. « Je suis en plein test pour obtenir les meilleurs résultats en matière de qualité. J’ai suivi une formation pour créer une micro-entreprise à la chambre des commerces et j’ai vu un conseiller juridique. Bien sûr, je me demande si une telle entreprise peut avoir du succès. Quel prix pourrais-je demander pour un poêle, sachant qu’il nécessite environ un mois de travail ? Mais quand on aime, on ne compte pas et je suis tellement attiré par le manuel. Déjà enfant, j’avais travaillé la terre et le bois pour fabriquer moi-même mes jouets. Sur les poêles, à part les portes en fonte et les supports en fer, je fais tout moi-même. Je dessine les plans, je confectionne les moules en plâtre pour les carreaux, je construis les foyers en pierres chamottes ».

Valentin regrette qu’en France une seule école forme des âtriers et des poêliers. Elle se trouve à Cernay et accepte des élèves jusqu’à 25 ans. Lui en a 48 et regrette vivement qu’un métier se perde.

« À Betschdorf, des potiers m’ont ouvert leurs portes. Tout le monde ne fait pas ça. Les artisans veulent garder leurs secrets et leur marché. » Il s’est formé sur le tas, a consulté des livres et fait beaucoup d’expériences. Dans le sous-sol de sa maison, construite il y a dix ans, « je ne compte pas les heures et je mets chaque petite économie là-dedans. »

 

Une matière vivante

Pour la construction d’un poêle, la difficulté consiste surtout dans le fait que la matière première, de l’argile contenant de la pierre réfractaire qu’il achète en Allemagne près de Stuttgart, se rétracte quand elle sèche. « C’est une matière vivante et au séchage et à la cuisson ça rétrécit de 7 à 10 %. Une fois les carreaux formés, je les bichonne durant quatre jours pour qu’ils sèchent doucement. Je les reprends un à un pour m’assurer qu’ils sont à l’équerre. Sinon, à l’assemblage des pièces, ça ne colle pas. »

Quand Valentin Ciobotaru témoigne de sa passion et quand on le voit travailler dans son atelier, on se demande d’où cet homme tire son énergie pour se mesurer à ces colosses en faïence.

Une réponse réside dans son passé de rugbyman. « En France, je jouais en national A. J’ai quitté la Roumanie d’ailleurs comme réfugié politique à l’occasion d’un déplacement de mon équipe de Timisoara à Belgrade. Ce sport m’a aidé, pas seulement physiquement. Il demande de la rigueur et de la persévérance mais il permet aussi des contacts avec les joueurs et les dirigeants issus de toutes les catégories sociales. On échange son savoir-faire, ses cultures et ça m’a fait avancer. Un camarade m’a ainsi proposé, en arrivant en 1988 à Bergerac, de travailler comme tapissier. »

Le choix de se mettre à son compte comporte bien sûr un risque mais Valentin y croit dur comme fer : « On se valorise quand on crée quelque chose avec ses mains et il n’est jamais trop tard pour se lancer. »20/12/2011.

 

Article extrait des Dernières Nouvelles d’Alsace DNA

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Jeudi 22 décembre 2011 4 22 /12 /Déc /2011 17:16

Sommaire :

Haguenau Augmentation de 20 % de la capacité de production Mars en orbite investissements,Innovation Label Alsace excellence,

Alsace / Économie : pas de fatalisme,

Illkirch Coup de chapeau aux champions alsaciens de l’international De l’audace, du talent et de la persévérance,

Alsace International, Adira, Cahr Le regroupement des agences économiques prendra du temps,

Strasbourg Avant quelques jours de vacances Miss France, une vraie star !

Strasbourg / Acquisition au musée de l’Œuvre Notre-Dame Une table de la vie,

Mulhouse PSA Peugeot Citroën Deux nouveaux modèles en 2012,

Nomination François Loos prend la présidence de l’Ademe,

Bas-Rhin Atteintes aux biens Le dépôt de plainte se dématérialise,

Strasbourg-Mulhouse Le pôle métropolitain est né,

Mulhouse Défense Manurhin sauvé,

Strasbourg Mieux vaut se dépêcher de réserver Noël au resto,

Schwabwiller Portrait Auprès de mon poêle,

Lièpvre CM-CIC Finance monte au capital du groupe Burger,

 

Articles extraits des Dernières Nouvelles d’Alsace DNA

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Lundi 12 décembre 2011 1 12 /12 /Déc /2011 17:49

Elle est Rom et sans papiers, vit dans un squat en banlieue parisienne. Mais le cliché s’arrête là. Linda Mihai, 21 ans, est aussi Meilleure apprentie de France. Elle raconte son histoire dans un français quasi-parfait.

Bottom of Form

«Quand on a une chance, il faut la saisir», dit la jeune femme, silhouette menue et longs cheveux bruns. « Ma mère m’a dit : ‘fais ce que tu veux, fonce !’».

Linda Mihai a suivi le conseil. Elle a décroché le titre de Meilleure apprentie dans sa spécialité, le pressing, en 2010, cinq ans après son arrivée en France, et prépare aujourd’hui un brevet de maîtrise avec un centre de formation du Greta et une boutique parisienne d’une grande entreprise où elle travaille.

Mais elle n’a toujours pour seuls papiers que sa carte d’identité roumaine et son passeport. Une demande de titre de séjour étudiant déposée au printemps 2010 auprès de la préfecture de l’Essonne est restée lettre morte. Elle en a déposé une nouvelle début novembre. Elle n’a pas de nouvelles depuis.

Contactée par l’AFP, la préfecture ne précise pas pourquoi la première est restée sans réponse. Elle ne dit pas non plus quels sont les délais habituels.

En attendant, les conditions de vie de Linda Mihai restent des plus précaires. Ballottée d’hôtel en hôtel à travers l’Ile-de-France avec ses parents et ses quatre frères et sœurs pendant six ans, elle s’est réfugiée début septembre avec eux dans un squat à Viry-Châtillon (Essonne), pour se rapprocher de leurs écoles.

Mais difficile de dormir suffisamment dans un « logement» occupé par une vingtaine de personnes, d’écrire un mémoire sans internet sous la main.

Qu’importe, la jeune femme a entamé en octobre sa dernière année de formation, accrochée depuis toujours à son droit à être scolarisée, avec ou sans papiers. « J’étais motivée, je voulais avoir quelque chose», raconte-t-elle en rendant hommage aux « supers profs» qui l’ont soutenue.

Lorsqu’elle arrive de Roumanie en 2005 pour rejoindre sa mère en région parisienne, l’adolescente ne connaît pas un mot de français. Mais en huit mois de cours en Essonne dans des centres d’aide aux femmes et des classes réservées aux étrangers, elle parvient à maîtriser la langue.

Elle intègre un collège d’Evry, elle a 17 ans.

De cette période elle se souvient surtout des trois mois passés dans un hôtel parisien, près de la gare du Nord. À une cinquantaine de kilomètres et plusieurs heures de bus et de RER de l’établissement.

« Je me levais à 5 heures pour arriver en cours à 8 heures», raconte-t-elle. « Je me perdais, j’arrivais en retard...»

Pour éviter d’étudier dans la chambre d’hôtel, trop petite, elle se réfugie à la bibliothèque.

Un an de collège, puis le lycée. En 2010, elle a déjà un CAP Pressing lorsque ses professeurs la présentent au concours de Meilleur apprenti de France. Pari réussi : elle empoche deux médailles d’or et une d’argent dans sa spécialité.

Gérard Larcher loue la « dimension sociale et humaine» de l’apprentissage

La jeune Rom sans papiers est reçue sous les ors des salons du Sénat avec les lauréats des autres métiers. C’était le 23 février 2011. « Petits fours», «salle immense, remplie de monde»: «une journée super ! », lâche-t-elle en se replongeant dans les photos de ces instants mémorables.

Sur le site internet de la Chambre haute du Parlement, son président d’alors, Gérard Larcher, loue la « dimension sociale et humaine» de l’apprentissage : il « permet aux jeunes de trouver leur place dans notre pays», écrit-il.

Mais pour Linda Mihai, rien n’a vraiment changé. Sous sa détermination pointe aujourd’hui son angoisse. « Si je n’ai pas de papiers à la fin de l’année scolaire, je ne pourrai pas travailler (...) Parfois on se dit que tout ça c’est pour rien».

Extrait des DNA

Par APAR
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